Présentation du DIF

Le DIF – Droit Individuel à la Formation

Différentes formules permettent de se former tout au long de sa vie professionnelle. Le DIF (Droit Individuel à la Formation) est un de ces dispositifs. Il permet au salarié de capitaliser du temps de formation qu’il peut ensuite utiliser à son initiative, avec l'accord de son employeur.

Le DIF suscite encore de nombreuses questions : Qui peut y prétendre ? Quelles sont les formations concernées ? A quel moment peut-on suivre une formation ? Comment gérer les demandes de DIF ?... Pour vous aider à y voir plus clair :

1. Qu’est ce que le Droit Individuel à la Formation (DIF) ?

Le DIF est un droit qui permet à un salarié de bénéficier d’une formation hors de son temps de travail* (sauf accord contraire). Les frais de formation sont pris en charge par l’employeur.

2. Qui peut bénéficier du DIF ?

Tout salarié en CDI ayant une ancienneté d’au moins un an dans l’entreprise bénéficie chaque année d’un DIF d’une durée de 20 heures. Pour les travailleurs à mi-temps, la durée du DIF est calculée au prorata temporis. Par exemple, si vous travaillez à mi-temps, vous bénéficiez d’un DIF de 10 heures par an. 

3. Peut-on cumuler le DIF sur plusieurs années ?

On peut cumuler ses droits à la formation d’une année sur l’autre, pendant 6 ans, soit un plafond de 120 heures maximum. Le départ en retraite fait perdre les heures de DIF non utilisées.

4. Quel type de formation puis-je suivre ?

A défaut, entrent prioritairement dans le cadre du DIF les actions suivantes :

      Les actions de promotion pour acquérir une qualification plus élevée ;

      Les actions d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances ;

      Les actions de formation ayant pour objectif l’acquisition d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle établie par la CPNE ou d’une qualification professionnelle reconnue dans les classifications d’une convention collective de branche ;

5. Comment bénéficier de ce droit ?

La mise en œuvre du DIF relève de l’initiative du salarié. Il suffit qu’il identifie un stage correspondant au nombre d’heures auquel il a droit et d’en faire la demande écrite à son employeur, suffisamment à l’avance. L’employeur dispose alors un délai d’un mois pour notifier sa réponse par lettre. A défaut de réponse dans ce délai, son accord est considéré comme acquis.

Le salarié à un délai de huit jours pour se rétracter et ce, sans avoir à donner les raisons.